jeudi 19 oct 2017

L’impartialité est-elle possible en tant que parlementaire européen ?

L’impartialité est-elle possible en tant que parlementaire européen ?

La question fait débat après l’embauche par le London Stock Exchange de Sarah Bowles qui s’était fait connaître pendant son mandat pour sa réforme de nombreux dossiers financiers. Entre surprise et révolte, chacun se demande si les mesures prises étaient réellement dans l’intérêt de l’Union Européenne et insiste sur le flagrant conflit d’intérêt qui apparaît.

Une situation inacceptable dans la finance

Finance

Ce passage de la régulation de la finance à une entreprise amenée à traiter des questions financières importantes agite un certain nombre de personnes, dont les ONG. Elles estiment qu’une telle attitude pousse forcément à se remémorer ces principales lois et qu’un regard critique y est jeté. Les règlementations européennes se doivent de ne subir aucune pression d’un quelconque groupe mais ne doivent pas non plus être réalisées au profit d’une personne.

Ayant travaillé à la réalisation de projets importants comme l’EMIR sur les produits dérivés mais aussi le Mifid sur la réglementation des marchés financiers, ces actions apparaissent aujourd’hui comme une sorte de préparation pour assumer ses nouvelles fonctions. Nombreux sont ceux qui exigent qu’une régulation très stricte de la fonction de parlementaire européen pendant et après son mandat soit adoptée, afin d’éviter que cette situation ne se reproduise.

Une carrière logique

investissements directs étrangers en FranceLa principale concernée, Sarah Bowles se dit profondément choquée par les discussions concernant son nouveau poste. Pour elle, ce sont justement ses connaissances acquises pendant son mandat parlementaire et sa capacité à engager des réformes importantes qui lui ont valu ce nouveau poste au London Stock Exchange.

Tout comme pour un autre emploi, les compétences et la maîtrise de certains domaines sont mis en avant pour parvenir à décrocher le poste. Elle attire l’attention sur le fait qu’un ancien parlementaire expert en finance nommé au LSE devrait plutôt rassurer qu’inquiéter.

D’autres parlementaires lui témoignent par contre son soutien en comprenant très bien qu’un transfert de compétences puisse se faire car le fait d’avoir eu un poste de parlementaire ne signifie pas que toutes activités en rapport ne pourraient par la suite pas être assurées pour des raisons d’éthique.

Il s’agit pour les principaux concernés d’une suite cohérente. L’ancien parlementaire français avoue avoir été approché à plusieurs reprises par des grands noms de la finance et du lobbying et qu’il avait décliné les offres afin que son impartialité pendant son mandant ne puisse pas être remise en cause.

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