vendredi 17 nov 2017

La lutte du gouvernement contre le tabac

La lutte du gouvernement contre le tabac

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et notamment la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine ont fait du problème du tabac l’une de leur priorité à laquelle il faut tenter de trouver des solutions appropriées. Le nombre de personnes mourant à cause de sa consommation est encore trop important, atteignant les 73 000 par an.

Une hausse des prix

Une augmentation du prix des paquets de cigarettes au premier octobre prochain a été annoncée. Celle-ci ferait donc passer le prix d’un de ces produits à un tarif entre 6,10 euros et 6,60 euros ce qui commence à être un budget conséquent. Le gouvernement espère donc inciter à une diminution de la consommation voire à un arrêt total face à des prix prohibitifs.

Ceci n’est que le premier pas vers une vague de hausses successives qui sont prévues pour les années à venir. Travaillant avec le ministre du budget, la fiscalité de ce domaine devrait être revue afin de parvenir à faire également augmenter de façon conséquente les cigarettes les moins chères mais surtout les tabacs à rouler aujourd’hui trop souvent utilisées comme alternative à la cigarette classique.

Un arrangement avec les sociétés de tabac pourrait voir le jour avec une enveloppe de 200 millions d’euros versés aux fabricants qui en contrepartie augmenteraient de façon significative le prix de leur produit.

Des mesures complètes

En premier lieu, de nouveaux paquets sans couleur ni logo devraient faire leur apparition car il semblerait que l’aspect extérieur du produit puisse être attractif pour le consommateur. En enlevant cet aspect, le gouvernement espère faire prendre conscience aux fumeurs qu’ils achètent un produit, en l’occurrence nocif et non un article anodin.

Une revalorisation de la prise en charge du sevrage tabagique devrait également être envisagée. En effet, aujourd’hui la mesure a ses limites car la sécurité sociale rembourse un forfait de 50 euros par an par personne. Cependant, le traitement pour un mois complet correspond déjà à 60 euros. De ce fait, même si ce premier pas est intéressant, il n’est pas suffisamment incitatif pour agir sur la consommation.

Enfin, le nombre d’espaces non-fumeurs devrait augmenter significativement pour que les fumeurs se sentent davantage exclus de nombreux endroits. Ces interdictions devraient également avoir pour effet d’inciter à baisser le nombre de cigarettes fumées ou d’arrêter pour avoir la liberté de se rendre sans contrainte dans l’endroit de son choix.

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