jeudi 19 oct 2017

New York, premier centre financier européen ?

New York, premier centre financier européen ?

Les conséquences du Brexit continuent : alors que Paris, Francfort, Milan  ou encore Amsterdam se livrent combat pour devenir le premier centre financier de l’Europe, c’est la ville de New York qui semble le grand gagnant. Tous les détails dans notre billet !

Le combat pour séduire les acteurs financiers de la City

Depuis les résultats du Brexit, à savoir la décision de la Grande Bretagne de se retirer de l’Union Européenne, les meilleures places financières européennes se livrent un combat sans merci afin de séduire et attirer les diverses entreprises et investisseurs de la City. Paris, Amsterdam, Francfort ou même Milan, toutes sont bien décidées à s’imposer et devenir le premier centre financier de l’Europe.

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Et pourtant, aucun des 4 ne sort vainqueur du Brexit. Pour trouver le gagnant : direction 6 000 km plus à l’Ouest, plus précisément sur la côte Est des Etats-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale. Il s’agit de New York, la grande ville américaine qui, d’après les experts, a tout pour succéder à la City.

New York, le grand vainqueur du Brexit : les experts confirment  

D’après l’agence de presse Bloomberg, nombres de responsables politiques et banquiers soutiennent que New York ne peut être que le grand vainqueur du Brexit. Le président de Lloyd’s à Londres, John Nelson, s’est d’ailleurs exprimé à ce sujet, affirmant les propos suivants : « Il est impossible qu’il y ait dans l’Union européenne un centre avec l’infrastructure et le dispositif réglementaire pour reprendre le rôle de Londres [notamment sur les marchés de capitaux]. Il y a une seule ville au monde qui en est doté, et c’est New York. ».

Même affirmation de Xavier Rolet, patron de la Bourse de Londres : il déclare en effet que New York est bel et bien le seul centre financier capable d’assurer les activités de compensation en euro de manière non seulement centralisée et sécurisée, et ce pour les 17 grandes devises. Et au gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre d’enfoncer encore plus le clou, martelant que New York dispose d’un écosystème parfaitement capable de rivaliser avec celui de la City.

new-york vue du ciel

Rappelons en effet que la ville américaine, déjà cœur des activités de Wall Street, présente déjà la profondeur de marché, la largeur d’expertise ainsi que l’attrait réglementaire de la City. L’agence Bloomberg révèle d’ailleurs qu’un grand nom de Wall Street a déjà relocalisé une partie de ses activités londoniennes, prévoyant de rapatrier le personnel non-indispensable en Europe vers les USA ou encore l’Asie.

Des limites à prévoir !  

Si New York présente toutes les caractéristiques pour succéder à la City, la ville américaine n’en présente pas moins certaines limites : à commencer par la nécessité de toujours garder un pied sur le Vieux Continent, principalement pour un meilleur accès à ses 450 millions d’habitants. Autre limite, le décalage horaire ainsi que les différences culturelles.

Et sans oublier la perte de temps et d’argent en rapport avec les transferts d’activité. Par exemple, une banque installée à New York aura plus de mal à comprendre les besoins et particularités d’une entreprise européenne. D’où le fait que certains établissements veillent à conserver quelques activités sur le Continent, uniquement pour pouvoir suivre et satisfaire les règles d’accès au marché unique.

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