jeudi 27 avr 2017

Suppression de 8000 emplois chez PSA

Suppression de 8000 emplois chez PSA

Concrétisant les mesures annoncées fin 2011 par le groupe suite à la modification du marché automobile européen et international, PSA Peugeot Citroën a annoncé le 11 juillet dernier la supression de 8 000 postes, la fermeture de certaines sites de production etune baisse significative du nombre total d’employés.

Le plan de restructuration

Les mesures prises par le groupe automobile concernent en premieu lieu la fermeture définitive du site d’Aulnay Sous Bois menant à la suppression directe de 3000 emplois.

Cette nouvelle, même si elle boulverse les employés concernés, n’est pas une réelle surprise puisque la CGT avait découvert en 2011 les intentions du groupe et n’avait pas cessé de mettre le gouvernement en garde sans que celui-ci ne prenne les mesures nécessaires pour anticiper cette situation.

Le site de Rennes est également menacé avec la suppression de 1400 postes. Cette première mesure laisse à craindre pour l’avenir de ce site qui pourrait probablement subie le même sort que celui d’Aulnay sous-bois.

Hors production, le site prévoit également de supprimer 3600 emplois tous sites confondus, notamment dans le domaine administratif. Les domaines recherche et développement sont aussi remis en question avec la prévision de la suppression de 1400 emplois correspondants.

Le groupe propose 1500 reclassements internes pour certainnes personnes mais il ne reste pas moins que 6500 emplois constituent de réels départs ou licenciements définitifs de l’entreprise. Celle-ci va donc chercher en priorité à trouver des volontaires qui pourraient choisir de partir moyennant certains avantages.

Les conséquences de la décision

Pour le gouvernement et pour l’économie française, il s’agit d’une nouvelle déconcertante mettant l’accent sur la santé fragile de l’industrie du pays. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a donc demandé qu’une véritable consultation avec les partenaires sociaux soit engagée ainsi qu’une consultation avec le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg pour s’assurer que toute alternative à cette nouvelle soit étudiée et envisagée.

Pour le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault il s’agit d’un « séisme » qui à la fois s’abat sur l’industrie française mais qui va avoir un impact certain sur le marché de l’emploi en général. Le nombre de chômeurs va en effet augmenter de façon significative mais cette décision va également engendrer un phénomène de réactions en chaîne avec la création de moins d’emploi au vu d’une situation économique peu stable ou la multiplication de plans de restrusturation prenant le même modèle.

En effet, il ne s’agit pas ici d’un plan social car PSA a rejeté les propositions financières émises par certains organismes ainsi qu’une participation de l’Etat qui proposait de prendre en charge une partie du capital de l’entreprise. Philippe Varin, président du groupe, a décliné ces offres en précisant qu’il ne s’agit pas de difficultés financières mais un ajustement au nouveau visage économique mondial et une meilleure adéquation entre l’offre et la demande.

Ce type de mesure est un cas de figure tout à fait inédit en France. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT a déclaré que les syndicats avaient la ferme intention de se battre sans relâche afin d’éviter ce drame social.

A propos de l'auteur

Elyes Ammar
+Elyes Ammar est un jeune passionné dans différents sujets économiques, notamment dans les secteurs de la finance, de la bourse et de l'immobilier. Elyes partage également ses conseils en investissement sur le blog www.investman.fr.