jeudi 19 oct 2017

Une économie de 50 milliards au prix de sacrifices

Une économie de 50 milliards au prix de sacrifices

Le premier ministre Manuel Valls a annoncé publiquement que le gouvernement français avait comme projet d’économiser la somme record de 50 milliards sur trois ans. Si des détails sur les moyens de réaliser cette prouesse restent floues, les premières pistes rendent perplexes.

Un effort des différentes structures

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Si l’Etat s’est engagé à injecter 19 milliards dans ce projet, 10 milliards seront issus de l’Assurance Maladie et 10 milliard des collectivités. Cette première indication peut déjà éveiller des doutes car compte tenu du déficit de la sécurité sociale, l’Assurance Maladie va devoir faire des coupes budgétaires au niveau des dépenses engendrées par les hôpitaux et penser à réévaluer les cotisations de chacun.

Du côté des collectivités, la surprise est grande puisqu’elles ont largement souffert d’un manque de moyens et ont demandé une intervention gouvernementale.

Demander de faire un effort budgétaire alors qu’elles sont déjà en grande difficulté semble constituer une aberration. Le reste du montant n’a pas été détaillé mais des coupes budgétaires sont prévues dans le domaine de l’emploi, de la famille et de la solidarité.

Un projet périlleux

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Pour les professionnels des secteurs concernés, l’équation mise en place par Manuel Valls n’est pas réalisable dans la réalité. Pour le syndicat des médecins, demander au domaine sanitaire de prendre en charge 20% des dépenses est à l’encontre du pacte de solidarité.

Le gouvernement semble faire un retour en arrière peut judicieux. Sacrifier le domaine de l’emploi révolte les conseillers qui attendent des mesures précises pour lutter contre le chômage. De son côté, les associations de solidarité ont besoin de plus de moyens pour aider massivement.

Le calcul fait par le gouvernement s’avère être faussé par les milliards de dépenses faites au profit des entreprises pour pallier à la baisse des prélèvements amorcée. Cela signifie que le gouvernement français a pleinement conscience qu’il restera déficitaire et envisage de garder cette position.

Cette stratégie paraît pourtant une idée très mauvaise car la santé économique d’un pays demande une stabilité financière sur le long terme. Les nouveaux projets annoncés laissent donc craindre pour l’avenir.

 

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