Crédit Agricole serait au bord de la faillite selon Marine Le Pen, sur l’émission Mots Croisés sur France 2. Concise dans ses propos, la présidente du Front National n’a pas hésité à dénoncer la situation financière de la Banque Verte sur le plateau en direct : « Vous savez bien que le Crédit Agricole n’est pas solide du tout et que probablement, on va être emmené encore à venir les sauver ! » Le ministre de l’Economie et des finances était fort étonné alors que Marine Le Pen a encore ajouté : « Ce que je vous annonce, c’est que le Crédit Agricole va très mal. »
Un buzz médiatique bien fourni
Face à ces attaques, les entourages du groupe ont feint de ne pas tout de suite réagir pour éviter de pimenter le buzz médiatique, déjà bien fourni. En janvier, une étude menée par deux néerlandais mandatés par l’OCDE a déjà révélé une insuffisance des fonds propres des banques européennes, évaluée à 84 milliards d’euros dont 31 milliards pour le Crédit Agricole. Ces médisances s’avèrent être de mauvais augure, car la banque verte dispose d’une entité cotée en bourse, d’où l’action Casa. Par ailleurs, elle est en hausse aujourd’hui à la Bourse de Paris.
Les réactions du groupe
Jean-Paul Chifflet, le directeur général du Crédit Agricole SA a attendu deux jours après les déclarations de Marine Le Pen pour parler enfin. Dans une mise au point, il a tenu à réaffirmer la solidité de sa maison, bien qu’il se gardait le droit de poursuivre en justice, « toute personne, toute organisation ou tout organe d’information, qui nuirait à la réputation et aux intérêts » de son groupe.







