lundi 10 déc 2018

Hausse du capital de la Banque mondiale

Hausse du capital de la Banque mondiale

L’augmentation du capital de la Banque mondiale qui a fait l’objet d’une longue négociation au cours des deux dernières années vient finalement d’être approuvée.

Les États-Unis se sont toujours opposés à augmenter le financement des pays les plus pauvres. Mais maintenant, le pays est disposé à soutenir cet accroissement de capital.

Renforcement de la capacité de prêt

Meeting de la banque mondiale

Les réunions de printemps des actionnaires du Groupe Banque mondiale avec le Fonds monétaire international viennent de se dérouler à Washington. Ils ont ainsi approuvé une augmentation de 13 milliards de dollars du capital le 21 avril. Cette opération permettra à l’institution mondiale de Bretton Woods de renforcer sa capacité de prêt. Ainsi, cette dernière pourra désormais prêter jusqu’à près de 80 milliards de dollars, soit 10,5 milliards d’euros, au cours de l’exercice fiscal 2019 contre 59 milliards seulement en 2017.

Mais les responsables de la Banque Mondiale ont également décidé la mise en place de nouvelles réformes destinées à renforcer les taux pratiqués par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, auprès des pays en développement. À savoir que c’est dans ces pays que les revenus sont les plus importants. L’objectif est donc de les dissuader de trop emprunter.

La capacité de l’IFC à relever les défis mondiaux d’aujourd’hui et de demain sera également renforcée grâce à ces nouvelles réformes.

Avec des augmentations générales et sélectives du capital, cette enveloppe financière sera souscrite d’un montant de 13 milliards de dollars, dont 7,5 milliards de dollars au profit de la BIRD et 5,5 milliards de dollars pour l’IFC.

En revanche, l’institution s’est engagée à modifier sa politique de prêt sous la pression des États-Unis.

Opposition de Washington

Washington

Les États-Unis de Donald Trump ont longtemps été réticents à l’idée d’augmenter le capital de la Banque Mondiale. Pourtant, c’est le principal actionnaire de la BM et son accord est essentiel pour toute décision.

Si l’administration américaine s’était toujours opposée à cette décision, c’est parce qu’elle était agacée de voir les prêts inestimables que la Banque offrait, et cela, pour pas cher, à de grands pays émergents. Nous parlons ici des pays dont l’accès aux marchés de capitaux est facile, notamment la Chine. À savoir qu’en 2017, le géant asiatique a été le principal emprunteur de la Banque Mondiale. La totalité de ses emprunts s’estimait à 2,4 milliards de dollars l’année dernière.

C’est-à-dire qu’en tant que deuxième puissance mondiale, elle ne devrait plus bénéficier du soutien financier de la BM et que les ressources devraient être orientées vers les régions qui ont le plus besoin de financement.

Cette augmentation de capital n’a été approuvée que grâce au du soutien du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. Elle portera la part de la Chine à 6,01 %, contre 4,68 % actuellement. Pour celle des États-Unis en revanche, elle aura une légère diminution de 16,77 % contre 16,89 %.

 

 

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