Indice SP500 : histoire, composition, cours et analyse technique

Indice SP500 : histoire, composition, cours et analyse technique

Star des indices boursiers s’il en est, le S&P 500 est l’un des indices les plus connus. Mais savez-vous vraiment tout sur le SP500 ? Définition, histoire, composition, analyse technique, vous (re)découvrirez dans cet article tout ce que vous devez savoir sur l’indice SP500.

S&P 500 – Définition et Origines

Le SP500 est un indice boursier de référence qui comprend 500 grandes entreprises cotées sur les bourses américaines (NYSE, NASDAQ). Il est géré par l’une des principales sociétés de notation financière, Standard & Poor’s, d’où son nom S&P 500.

Le SP500 a vu le jour le 04 mars 1957, à l’initiative de la société Standard & Poor’s, nouvelle entité issue d’une fusion entre deux sociétés de notation financière : Standard Statistics Company et Poor’s Publishing.

La première avait déjà créé un indicateur boursier dès 1923. Il était alors composé de 233 entreprises. Après la fusion, le nouvel indice en regroupait 416, puis 500 à partir de 1957.

Historiquement, l’indice de référence du marché américain était le Dow Jones (DJIA 30). Mais le SP500 l’a détrôné pour deux raisons principales :

  1. Le S&P 500 regroupe 500 entreprises contre 30 pour le Dow Jones.
  2. La valeur du S&P 500 prend en compte la capitalisation boursière de chaque entreprise qui le compose, alors que le Dow Jones ne tient compte que des cours de la bourse.

Ces différences font du SP500 un indice plus représentatif du marché boursier américain que le Dow Jones, lequel conserve néanmoins son aura de l’indice le plus ancien du monde.

S&P 500 – Composition

Si l’indice S&P 500 regroupe 500 grandes entreprises, il comptabilise au total 505 titres. Cela s’explique par le fait que parmi les 500 sociétés qui le composent, 5 sont classées dans 2 catégories, comme par exemple Google (Alphabet) : GOOG et GOOGL.

Le SP500 prenant en compte la capitalisation boursière des entreprises qui le composent, on retrouve sans surprise en tête de la liste S&P 500 les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ou de grandes banques comme J.P. Morgan.

Pour intégrer le S&P 500, il faut en effet réunir a minima les conditions suivantes :

  • Témoigner d’une capitalisation boursière minimale de 5 milliards de dollars.
  • Démontrer un volume de transactions minimal de 250 000 actions par mois.

S&P 500 – Cours

Le cours de l'indice S&P 500

Le cours de l’indice S&P 500 se calcule à l’aide d’un diviseur déterminé par Standard & Poor’s. L’indice prenant en compte la capitalisation boursière des entreprises qui le composent, il convient, pour connaître la valeur du cours du SP500, d’additionner l’ensemble des capitalisations boursières des 500 entreprises qui le composent et de diviser le résultat obtenu par ce diviseur.

La valeur de ce diviseur est modifiée régulièrement en fonction d’événements tels que les émissions de titres, les fusions, les modifications dans la composition de l’indice ou encore les échanges de titres. Cela garantit que le SP500 ne puisse pas être impacté par ces événements.

S&P 500 – Historique

En termes de données historiques du SP500, il est intéressant de connaître les plus hauts et les plus bas que l’indice a enregistrés au cours de son histoire.

On note ainsi les plus hauts records suivants :

  • 1 552.87 points en 2000 juste avant l’explosion de la bulle Internet,
  • 1 561.15 points en octobre 2007,
  • 1 752.52 points en 2013 en raison dune nouvelle politique monétaire.

Notons de même les deux plus bas records de l’indice S&P 500 :

  • 768.63 points en 2001-2002, suite à l’explosion de la bulle Internet,
  • 676.53 points en mars 2009 en raison de la crise financière.

Analyse Technique SP500

L’analyse technique du SP500 sur les vingt dernières années nous révèle de manière très intéressante que l’indice suit l’évolution de l’économie américaine dans son ensemble. Deux grandes périodes haussières se dégagent ainsi, en 2005 et en 2015.

Si l’indice poursuit la tendance, les prises de position longues sont à privilégier, sans perdre de vue une correction baissière possible, mais des positions plus courtes peuvent également générer des profits grâce à l’existence de micromouvements.

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